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Puits en Pays Dogon avec Via Sahel Toulouse

lundi 25 juin 2007, par Yves Menguy


VIA SAHEL TOULOUSE, l’une des huit associations de la fédération VIA SAHEL, a réalisé une publication sur l’aménagement et la construction des puits en Pays Dogon , dans la plaine qui court depuis la falaise jusqu’au Burkina Faso et nous voulons vous livrer la teneur de cette étude.

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le 4/4 de Via Sahel annonce la couleur !...

<<< Certains villages possèdent déjà un puits qui nécéssite un curage annuel en raison de l’effondrement.

D’autres n’en ont pas ce qui oblige les femmes à parcourir de nombreux kilomètres à pieds pour aller chercher l’eau.

D’autres enfin ont bien un puits mais il ne donne plus d’eau à la pleine saison sèche de Janvier à Mai-Juin.

Les puits existants font 2 mètres de diamètre. Ils sont creusés dans le sable et leur ouverture est simplement équipée de rondins de bois : les outres (caoutchouc de chambre à air ou peaux de chèvre) et les cordages (en écorce de baobab ou en sisal) traînent dans la boue et les déjections des animaux venant s’abreuver à proximité immédiate d’où importante contamination de l’eau.

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Il est est indispensable d’aider les villageois à aménager un puits, busé en ciment, qui ne risque plus de s’effondrer, suffisamment profond pour donner de l’eau en quantité tout au long de l’année et équipé d’une double margelle de propreté et de sécurité.

Seul un puits fermé, équipé d’une pompe garantit une qualité bactériologique optimale de l’eau mais la pompe assure un débit réduit alors que sur un puits ouvert quatre outres peuvent être utilisées simultanément pour assurer les besoins en eaux de 400 habitants environ. Les premières tentatives faites par VIA SAHEL pour proposer cette solution ont été rejetées par les villageois qui ne se sont pas sentis concernés de surcroit par la maintenance et l’entretien des pompes.

La solution serait d’ouvrir à proximité du puits ouvert concacré au bétail, à la lessive et à la toilette un puits avec pompe immergée réservé à l’eau potable.

Après l’achevement du puits Via Sahel donne au village quelques dizaines d’arbres à planter à proximité du puits dont il faudra, les premières années assurer l’arrosage ce à quoi veillera l’association. Ces arbres apporteront de l’ombre, du feuillage pour les chèvres et du bois pour la cuisine.

Il faut signaler que le puits ainsi mis en service, surtout s’il est très productif, attirera les bergers peuls avec leurs troupeaux ; le bétail restera une nuit à proximité et par ses déjections assurera la mise à disposition d’un engrais gratuit, fort appréciée des agriculteurs.

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VIA SAHEL suit un protocole bien réglé pour la création de ces puits :

Le village doit faire une demande d’aide par l’intermédiaire du maire de la commune (regroupant de très nombreux villages) auprès du consultant VIA SAHEL Alain, qui vit en famille à Sangha : il faut signaler l’extraordinaire travail réalisé dans tous les domaines d’intervention de Via Sahel par Alain !

Le village choisit l’emplacement et doit réunir 10% environ de la somme finale ce qui prouvera sa détermination, permettra de dédommager les puisatiers engagés si le village ne mettait pas à disposition l’équipe convenue pour participer aux travaux et permettra la maintenance ultérieure de l’ouvrage : le village doit apporter (charrette à âne) le sable et les graviers, fournir dix ouvriers pour aider à creuser et extraire les gravats, dix autres pour assurer la descente et la remontée des puisatiers et des ouvriers (l’un deux sera spécialement de verser de l’eau pour refroidir les cordages qui s’échauffent par le frottement...), fournir les briques de banco (argile + paille) pour réaliser la margelle et le mur extérieur de propreté. Les deux puisatiers seront pris en charge par le village pour le logement et la nourriture.

Via Sahel achète et rassemble les sacs de ciment et les fers que viendra chercher le village.

Via Sahel fournit et rémunère puisatiers et maçons.

Généralement le creusement s’effectue le matin tandis que le puits est cimenté l’après-midi au fur et à mesure de l’avancée du travail.

Il faut parfois (et c’est toujours le cas sur le plateau Dogon) lorsque on tombe sur la roche travailler au marteau piqueur avec compressseur ou utiliser la dynamite...

Lorsque la nappe phréatique est atteinte, du fait de l’humidité, il faut alors utiliser des moules acier et injecter le ciment autour du moule.

Pour creuser un puits de 40 à 70 m dans la plaine de sable du Pays Dogon il faut compter 90 jours de travail, 90 sacs de ciment et de nombreux fers. Le coût moyen est de 25000CFA le mètre soit deux à cinq fois moins cher que le coût des grosses structures de coopération.>>>

MERCI à l’antenne de TOULOUSE de nous avoir fourni cette très intéressante communication.

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